Le CAC 40 Future expliqué simplement pour mieux investir

Créé en 1988 sur la base de 1 000 points, le CAC 40 s’apprête à franchir la barre symbolique de trois décennies d’existence. Cet indice phare regroupe 40 sociétés parmi les 100 plus grandes capitalisations de la place parisienne, cotées sur Euronext Paris, le principal marché boursier d’Europe. Derrière ces mastodontes, une force de travail de plus de 5 millions de personnes à travers le monde. Le nom « CAC 40 » vient de « Continuous Assisted Quotation » et du nombre de valeurs qui le composent. Son code boursier est PX1, son ISIN FR0003500008. Chaque jour, sa cotation s’étend de 9h à 17h30, du lundi au vendredi, sauf jours fériés. Plus qu’un simple chiffre, le CAC 40 sert de thermomètre à l’économie française.

Qu’est-ce que le CAC 40 ?

Le CAC 40, c’est la vitrine de la place parisienne. Sélectionnées selon leur capitalisation et leur volume d’échange, les sociétés qui le composent dessinent le paysage des grandes entreprises françaises, la plupart rayonnant bien au-delà des frontières hexagonales. Pondéré en fonction de la taille de chaque entreprise, l’indice reflète les mouvements d’ensemble de ces fleurons économiques. Calculé et diffusé en temps réel par Euronext, il évolue au fil des transactions, captant à chaque seconde la vitalité, ou la fébrilité, du marché.

Comment le CAC 40 traduit-il la santé du marché français ?

Chaque valeur du CAC 40 pèse selon le nombre de titres en circulation, excluant ceux détenus par l’État ou les fondateurs. C’est la capitalisation boursière flottante qui est prise en compte, rendant la représentation de l’indice plus fidèle au marché réel. Un fait marquant : plus le prix d’une action grimpe, plus elle pèse lourd dans la balance du CAC 40. Pour éviter qu’un géant ne déséquilibre trop l’ensemble, une limite de 15 % par valeur a été instaurée. Par exemple, LVMH, avec près de 13 % de pondération, tutoie ce plafond.

Le CAC 40 au quotidien : variations et méthode de calcul

L’histoire du CAC 40 est jalonnée de sommets et d’abîmes. Son record : 6 922,33 points le 4 septembre 2000. Son plancher : 893,80 points le 29 janvier 1988. L’indice évolue en points grâce à une moyenne pondérée des capitalisations boursières, chaque entreprise pesant selon la valeur de ses actions en circulation. Plus une société s’envole, plus elle influe sur l’indice. À l’inverse, si elle plonge, le CAC 40 s’en ressent immédiatement.

Quelques règles influencent directement la composition ou le calcul de l’indice :

Un plafond de 15 % par entreprise

Si une société dépasse 15 % de l’indice, son poids est automatiquement réduit à cette limite. Jusqu’ici, aucune entreprise n’a franchi ce seuil, même si certains s’en rapprochent. À noter également : une entreprise peut intégrer le CAC 40 sans remplir tous les critères, à condition d’occuper une place de leader dans son secteur.

L’importance du flottant

Seules les actions effectivement disponibles à la négociation sont intégrées dans le calcul. Les titres verrouillés par l’État ou les familles fondatrices sont exclus, pour donner une image fidèle du marché accessible à tous les investisseurs.

Suspension automatique en cas de forte variation

Si le cours d’une valeur CAC 40 varie de plus de 10 % dans la journée, sa cotation est suspendue 15 minutes. Deux baisses ou hausses consécutives de 5 % déclenchent de nouvelles suspensions. On parle alors de titres « réservés » à la hausse ou à la baisse.

Dividendes réinvestis ou non ?

Contrairement à l’indice DAX allemand, le CAC 40 standard ne tient pas compte des dividendes réinvestis. Toutefois, des variantes existent : le CAC 40 TR (Total Return) inclut les dividendes bruts, et le CAC 40 NR (Net Return) les dividendes nets d’impôt. Les ETF et fonds indiciels suivent souvent ces versions.

Le Conseil scientifique des indices : arbitre du CAC 40

Qui décide de l’entrée ou de la sortie d’une valeur ? Le Conseil scientifique des indices (CSI) tranche lors de ses réunions trimestrielles. Il peut remplacer une société en fonction de sa capitalisation ou de sa liquidité. Ces changements provoquent souvent des mouvements de cours significatifs, car les gestionnaires de fonds doivent réajuster leurs portefeuilles. Une entrée dans l’indice pousse en général le titre à la hausse, une sortie le fait reculer.

Vous vous demandez quelles entreprises composent précisément le CAC 40 ? Voici la liste des sociétés qui dessinent le visage de l’indice, avec leur code mnémonique :

  • Accor : AC
  • Air liquide : AI
  • Groupe Airbus : AIR
  • ArcelorMittal : MTP
  • Atos : ATO
  • Axa : CS
  • BNP Paribas : BNP
  • Bouygues : FR
  • Cap Gemini : CAP
  • Carrefour : CA
  • Crédit agricole : ACA
  • Danone : BN
  • Systèmes Dassault : DSY
  • Engie : ENGI
  • Essilor Luxottica : EL
  • Hermès : RMS
  • Kering : KER
  • Legrand : LR
  • L’Oréal : OR
  • LVMH : MC
  • Michelin : ML
  • Orange : ORA
  • Pernod Ricard : RI
  • Groupe PSA : UG
  • Groupe Publicis : PUB
  • Renault : RNO
  • Safran : SAF
  • Saint-Gobain : SGO
  • Sanofi : SAN
  • Schneider Electric : SU
  • Société Générale : GLE
  • Stmicroélectronique : VTS
  • Thales : TEC
  • Téléperformance PET
  • Total : FP
  • Unibail Rodamco : UL
  • Veolia Environnement : VIE
  • Vinci : DG
  • Vivendi : VIV
  • Ligne de mots : WLN

Quels secteurs dominent le CAC 40 ?

Le CAC 40 reflète l’économie française dans toute sa diversité. Voici comment se répartissent les grands secteurs :

La consommation discrétionnaire regroupe le luxe, l’hôtellerie, l’électronique et les biens qui ne relèvent pas des besoins quotidiens.
La consommation de base concerne l’alimentation, l’hygiène et les produits essentiels.
Le secteur technologique englobe l’informatique, les télécoms et les médias.
L’immobilier couvre le locatif de bureaux, logements ou locaux professionnels (hors BTP).
Les services publics rassemblent eau, électricité, infrastructures routières.

Les 10 poids lourds du CAC 40

Voici les dix sociétés les plus valorisées de l’indice, avec leur secteur :

Valeur Capitalisation (en milliards d’euros) Capitalisation (en%) Secteur
LVMH 180,29 12,58 % Consommation discrétionnaire
L’Oréal 142,28 9,93 % Consommation discrétionnaire
Sanofi 115,59 8,06 % Santé
Total 85,33 5,95 % Énergie
Hermès 71,45 4,98 % Consommation discrétionnaire
Kering 58,97 4,11 % Consommation discrétionnaire
Air Liquide 56,60 3,95 % Industrie
Schneider 49,60 3,46 % Industrie
Essilor Luxottica 47,47 3,31 % Santé
Vinci 45,51 3,17 % Services publics

(Données du 28 avril 2020)

Qui détient vraiment le CAC 40 ?

Derrière l’indice, la question de la propriété se pose : à qui appartiennent ces champions nationaux ? Selon la Banque de France, fin 2018, les investisseurs étrangers détenaient 42,2 % de la capitalisation totale du CAC 40, soit 557 milliards d’euros sur 1 319 milliards. Près de la moitié de ces actionnaires venaient de la zone euro, un tiers des États-Unis. Les chiffres sont stables dans le temps.

Voici les dix principaux actionnaires identifiés, représentant ensemble 16,4 % de l’indice :

  • Famille Arnault (LVMH) : 3,9 %
  • État français : 2,7 %
  • Vanguard : 2,0 %
  • Blackrock : 1,9 %
  • État norvégien : 1,5 %
  • Groupe Artemis (famille Pinault, Kering) : 1,4 %
  • Natixis Asset Management : 1,2 %
  • Amundi : 0,9 %
  • Groupe Capital : 0,9 %

À noter : près de 40 % des actionnaires du CAC 40 restent anonymes, selon Euronext.

Lecture des tendances du CAC 40

Analyser l’évolution du CAC 40, c’est plonger dans une succession de cycles plus ou moins longs. Trois lectures s’imposent : long, moyen et court terme, chacune ayant ses enseignements.

Sur 20 ans : cinq grandes phases

Sur deux décennies, l’indice a encaissé :

  • une chute de 62 % entre août 2000 et mars 2003 ;
  • un rebond de 140 % jusqu’en mai 2007 ;
  • une nouvelle baisse de 59 % jusqu’en mars 2009 ;
  • une progression de 141 % jusqu’en février 2020 ;
  • une contraction de 25 % début 2020.

Sur 5 ans : six mouvements clés

Sur cinq ans, le CAC 40 a vécu :

  • +31 % entre décembre 2014 et avril 2015 ;
  • -26 % jusqu’en février 2016 ;
  • +45 % jusqu’en mai 2018 ;
  • -18 % jusqu’en janvier 2019 ;
  • +33 % jusqu’en février 2020 ;
  • -25 % à la fin avril 2020.

Sur 6 mois : quatre séquences

Récemment, le CAC 40 a connu :

  • une hausse de 13 % entre octobre 2019 et février 2020 ;
  • une descente de 40 % jusqu’en mars 2020 ;
  • puis une reprise de 24 % jusqu’en avril 2020.

Actions CAC 40 : les plus fortes hausses et baisses sur 5 ans

En observant les trajectoires individuelles, trois sociétés du CAC 40 ont brillé par leurs performances sur la période récente : Worldline, Kering et STMicroelectronics. D’autres ont accusé des reculs lourds : Renault, Unibail Rodamco et Société Générale.

Worldline : une envolée spectaculaire

Évolution du titre Worldline sur 5 ans

Worldline a vu sa valeur bondir de 224 % en cinq ans.

Kering : progression quasi doublée

Évolution boursière de Kering sur 5 ans

L’action Kering a progressé de 197 % sur la même période.

STMicroelectronics : troisième meilleure progression

Parcours boursier sur 5 ans

STMicroelectronics affiche +171 % en cinq ans.

Renault : revers cinglant

Évolution de l’action Renault sur 5 ans

Le titre Renault a perdu 82 % de sa valeur en cinq ans.

Unibail Rodamco : dégringolade marquée

Évolution boursière Unibail Rodamco sur 5 ans

Unibail Rodamco accuse une chute de 80 % sur cinq ans.

Société Générale : baisse significative

Performance sur 5 ans

Société Générale a cédé 67 % sur la période.

Comment investir dans le CAC 40 ?

Quels produits financiers pour s’exposer au CAC 40 ?

Pour miser sur le CAC 40, plusieurs solutions existent. Les trackers (ETF), ces fonds cotés qui répliquent fidèlement l’indice, sont très utilisés. Les OPCVM indiciels constituent une autre option. Pour choisir un ETF CAC 40, il vaut mieux privilégier un émetteur solide comme Lyxor ou Amundi, en veillant à la performance, la liquidité et la qualité du service.

Investir sur l’indice, c’est aussi prendre le tout : les locomotives, mais aussi les wagons à la traîne. Pour sélectionner soi-même ses actions, il faut se tourner vers la gestion active, plus technique et exigeante.

Il est également possible de spéculer à court terme à l’aide de produits dérivés : Turbo, warrants, options ou futurs. Mais ces instruments à effet de levier présentent des risques considérables et exigent une vraie maîtrise technique. Ils permettent de parier sur la hausse ou la baisse de l’indice, mais sont à réserver aux investisseurs aguerris.

Quelles enveloppes pour investir ?

Le choix du support fiscal est déterminant. Pour optimiser la fiscalité, le PEA (Plan d’Épargne en Actions) est souvent conseillé. Après 5 ans, les plus-values sont exonérées d’impôt (hors prélèvements sociaux). Attention, seuls les titres éligibles, donc les actions du CAC 40 et les ETF sur l’indice, peuvent y être logés. Les produits dérivés comme les options ou les turbos restent exclus du PEA : il faut alors passer par un compte-titres ordinaire. Pour aller plus loin, certaines unités de compte de contrats d’assurance-vie permettent d’accéder indirectement au CAC 40.

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Sélectionner ses actions CAC 40 : quelle stratégie ?

Choisir les bonnes valeurs du CAC 40 dépend du profil d’investisseur, de l’horizon de placement, des objectifs et de l’appétence au risque. Certains privilégieront des sociétés distributrices de dividendes réguliers : en moyenne, le rendement du CAC 40 s’établit à 2,96 % par an (source : Euronext, décembre 2019). Mais il faut garder à l’esprit que le capital investi ne bénéficie d’aucune garantie. Une diversification rigoureuse et une sélection de sociétés solides, faiblement endettées et affichant des bénéfices stables sur la durée, constituent un socle plus résilient, en particulier lors des phases de turbulence.

Qu’est-ce qui fait monter ou baisser le CAC 40 ?

Pourquoi l’indice recule-t-il ?

Une cascade de facteurs peut tirer l’indice vers le bas. Des résultats décevants chez les grandes sociétés, des politiques monétaires restrictives, des tensions géopolitiques ou des crises économiques, mais aussi le comportement de gros investisseurs institutionnels. Les algorithmes de trading, qui représentent plus d’un tiers des transactions sur Euronext, accentuent parfois la volatilité. Le fameux « bug du gros doigt », une simple erreur de saisie chez un trader, peut aussi provoquer des mouvements erratiques. Pour preuve, lors du « flash crash » du 6 mai 2010, certaines actions américaines sont tombées à 0,01 $ l’espace d’un instant.

À l’inverse, qu’est-ce qui pousse le CAC 40 à la hausse ?

Des résultats en progression, un climat de confiance et des politiques monétaires accommodantes créent un terrain favorable à la hausse de l’indice. Si les investisseurs croient à la croissance des entreprises du CAC 40, le marché s’emballe rapidement.

Exemple concret : la chute de 2020

Entre le 19 février et le 18 mars 2020, le CAC 40 est passé de 6 111 à 3 755 points : près de 40 % de baisse, provoquée par la crise sanitaire du covid-19 et le ralentissement brutal de l’économie mondiale. Cette séquence rappelle l’impact que peuvent avoir les événements globaux sur les indices boursiers.

Quel avenir pour le CAC 40 ?

Au 28 avril 2020, Bloomberg affichait un ratio prix/valeur comptable (Price to Book) du CAC 40 à 1,28, et un P/E à 16,5. Ces indicateurs donnent un aperçu du « prix » de l’indice en bourse par rapport à la valeur réelle des sociétés et à leur rentabilité. Après la chute récente, le niveau du Price to Book reste supérieur à 1, ce qui signifie que le CAC 40 s’échange encore 33 % au-dessus de sa valeur nette comptable. Le ratio P/E, lui, indique qu’il faut 16 ans de bénéfices pour amortir l’investissement (hors dividendes).

Ces ratios sont des repères, mais ils ne suffisent pas à eux seuls pour juger de la valorisation d’un indice. Les perspectives de croissance, la stabilité des résultats, le contexte macroéconomique jouent aussi un rôle clé. Certains analystes estiment qu’en cas de ratio P/E inférieur à 12, le CAC 40 pourrait offrir un point d’entrée intéressant, sous deux conditions :

  • les bénéfices des sociétés restent stables ou progressent,
  • l’investissement est envisagé sur le long terme, pour laisser le temps à une éventuelle revalorisation.

Les données du CAC 40 sont consultables en temps réel sur le site de Bloomberg.

Quels risques pour l’investisseur ?

Le CAC 40 n’est pas à l’abri de secousses, comme l’a montré la chute de près de 40 % entre février et mars 2020. L’utilisation du levier amplifie ces risques : un investisseur positionné en « long » avec un levier de 2,5 aurait pu voir son compte clôturé par son courtier, faute de marge suffisante, et perdre la totalité de son capital en quelques semaines. Même de petits leviers peuvent s’avérer dévastateurs sur des marchés agités.

La clé, c’est la discipline : choisir une méthode et s’y tenir, malgré la volatilité ou les crises qui surgissent régulièrement. Tester sa stratégie dans le passé, diversifier son portefeuille et accepter qu’aucun placement n’est à l’abri des tempêtes restent des réflexes de bon sens.

Questions fréquentes sur le CAC 40

Qu’est-ce que le CAC 40 ? L’indice CAC 40 reflète la performance des 40 plus grandes sociétés françaises cotées sur Euronext Paris. Il sert de référence pour suivre la santé de l’économie nationale.
Comment investir dans le CAC 40 ? Plusieurs supports sont possibles : compte-titres, PEA, ETF, produits dérivés comme les Turbos ou Futures, ou encore en acquérant directement les actions des sociétés de l’indice.
Comment évolue le CAC 40 ? Sur le très long terme, le CAC 40 (dividendes réinvestis) affiche une performance annuelle moyenne de 8,5 %. Mais ce chemin est jalonné de secousses majeures, comme la bulle internet, la crise des subprimes ou plus récemment la pandémie de Covid-19.
Pourquoi miser sur le CAC 40 ? Investir sur le CAC 40, c’est soutenir des champions français, dynamiser son épargne et se donner des perspectives de rendement à long terme, notamment via le PEA qui offre une fiscalité avantageuse.

Le CAC 40, c’est l’histoire d’un indice qui traverse les crises, se relève, se transforme. Investir sur cet indice, c’est accepter l’incertitude, mais aussi croire au potentiel de renouvellement de l’économie française. La prochaine vague d’innovation, ou la prochaine crise, n’attendent pas : c’est la règle du jeu des marchés.