La banque en ligne ING a annoncé un important changement de stratégie puisqu’elle se recentre sur les professionnels. Si vous avez un compte ING, quelle banque choisir pour la remplacer ?
Comment choisir une banque en ligne pour remplacer ING ?
Pas de solution toute faite. Avancer vers une nouvelle banque dépend avant tout de vos priorités personnelles, de vos attentes pratiques, des usages qui guident vos finances : crédit immobilier, gestion de l’épargne, placements en Bourse, maîtrise des frais… Autant de critères à passer au crible avant de sauter le pas. Voici de quoi baliser votre réflexion et trouver chaussure à votre pied parmi la jungle des banques en ligne.
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Des offres de crédit compétitives
Pour ceux qui voient le crédit comme l’argument fort d’ING, Fortuneo se présente en candidate solide. Cette filiale d’Arkéa, groupe Crédit Mutuel, a su convaincre par la clarté de ses propositions : taux transparents, conditions lisibles, aucun coût caché dans l’ombre des lignes. Prêt immobilier, crédit à la consommation, refinancement : tout se négocie à distance, avec efficacité et sans tourner autour du pot.
L’épargne, pas d’écart spectaculaire
Côté épargne, le tableau français ne varie guère selon les enseignes. ING n’était pas isolée : les livrets réglementés, LDDS, Livret A ou assurances-vie obéissent aux mêmes règles et plafonds. Hello Bank ou Fortuneo, par exemple, proposent ces produits financiers sous les mêmes formes. Changer de maison n’entraîne donc aucune concession sur la sécurité, le rendement ou la simplicité de gestion, tout au plus une interface qui change.
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Bourse en ligne : miser sur les nouveaux champions
Les amateurs de marchés financiers qui avaient ouvert un PEA ou un compte-titres chez ING retrouvent aujourd’hui deux valeurs de référence pour poursuivre ou rapatrier leurs placements : Boursorama Banque et Fortuneo. Ces grandes plateformes dominent désormais le secteur, avec des outils puissants pour passer des ordres et suivre ses opérations. Le transfert d’un portefeuille se règle en quelques étapes, parfois accompagné de primes d’accueil pour compenser les éventuels frais. De quoi envisager la continuité sans vrai accroc.
Limiter la facture bancaire
La chasse aux frais reste une motivation centrale. Déjà compétitive, ING rencontrait toutefois un duo redoutable : Boursorama Banque et Fortuneo rivalisent année après année sur la réduction des tarifs, voire la gratuité de nombreux services. Ceux pour qui la maîtrise des dépenses bancaires fait figure de priorité n’auront guère de détour à faire : ces banques en ligne creusent l’écart sur ce terrain.
Accès : des politiques plus ou moins ouvertes
Il existe des différences de seuils pour ouvrir un compte, que ce soit en termes de justificatifs ou de conditions de revenus. Pour mieux visualiser le paysage, voici une synthèse utile :
- Boursorama Banque, Monabanq, Fortuneo, Hello Bank et Orange Bank jouent la carte de l’accueil, avec peu ou pas d’exigence de revenus sur leurs offres les plus accessibles : l’entrée n’y est barrée à personne.
- À l’opposé, BforBank réclame un minimum : 1200 euros par mois pour espérer ouvrir un compte courant. Ceux qui n’atteignent pas ce seuil s’en verront refuser l’accès.
Centraliser son univers bancaire
Un compte pour tout gérer, des services complémentaires, la simplicité de n’avoir qu’un seul interlocuteur : c’était l’une des forces d’ING et la demande reste forte. On retrouve le même esprit chez Hello Bank, Boursorama Banque et Fortuneo, avec une panoplie complète : gestion du quotidien, crédits, placements, assurances. Les clients peuvent rassembler l’ensemble de leurs opérations en un guichet unique, sans devoir jongler d’application en application.
Un million de clients ING face à l’incertitude
L’annonce du retrait d’ING du marché des particuliers, en juin 2021, a bousculé le quotidien d’un million de clients français. Ils n’ont pas été délaissés du jour au lendemain, mais la crainte du changement s’est immiscée. Quand une institution sur laquelle on pensait pouvoir compter indéfiniment rebat ses cartes, il faut alors choisir entre attendre, ou anticiper la transition.
Face à cette situation, beaucoup se sont retrouvés à chercher une alternative en urgence. Les acteurs majeurs du secteur, Boursorama et Crédit Mutuel en tête, ont par ailleurs fait savoir publiquement qu’ils étaient prêts à accueillir cette clientèle orpheline. Cette évolution, si elle se confirme, pourrait rebattre les lignes du marché.
Changer d’établissement n’est jamais anodin, surtout quand la stabilité semblait acquise. Mais c’est aussi l’occasion, parfois, de prendre du recul, d’exiger plus de transparence ou de réactivité. À chacun, désormais, d’ouvrir le prochain chapitre de sa vie bancaire. L’avenir se construit rarement sans imprévus, mais il offre souvent des perspectives inattendues à ceux qui osent franchir le pas.

