Accueil Crypto Quel est le moyen de paiement le plus utilisé par les particuliers ?

Quel est le moyen de paiement le plus utilisé par les particuliers ?

Paiement en espèces

Le paiement en espèces est interdit en sus de certains montants.

Sous peine d’amende (150€), les commerçants ne peuvent refuser les paiements en espèces. Toutefois, à titre exceptionnel, ils doivent refuser des paiements en espèces excédant : — 1 000€, lorsque le client a son domicile fiscal en France ou agit dans le cadre d’une activité professionnelle ; — 15 000 euros, lorsque le client justifie qu’il n’a pas son domicile fiscal en France et qu’il n’agit pas aux fins de un professionnel de l’activité.

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Clarification : en cas de violation de cette interdiction, le commerçant et le payeur du paiement sont passibles d’une amende dont le montant tient compte de la gravité de l’infraction sans pouvoir dépasser 5 % des sommes versées irrégulièrement.

Toutefois, cette interdiction ne s’applique pas aux paiements effectués en France par des personnes qui ne sont pas en mesure de s’obliger par chèque ou par tout autre moyen de paiement ou qui n’ont pas de compte de dépôt.

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Une autre interdiction est qu’un professionnel qui achète des métaux à des particuliers (ou à un autre professionnel) ne peut accepter de règlement en espèces. Le paiement doit être effectué par chèque biffé ou par virement sur un compte ouvert au nom du vendeur.

Attention : les commerçants doivent refuser tout paiement effectué avec une pièce de monnaie ou un billet clairement faux. En effet, le retour à la circulation d’une fausse pièce ou d’un faux billet est passible d’une amende de 7 500 euros. En outre, il n’est pas possible d’échanger des espèces contrefaites avec la Banque de France contre des devises ayant cours légal.

Notez que lorsqu’il s’agit de paiements en espèces, les commerçants peuvent demander au consommateur de faire le supplément.

Paiement par chèque

Sauf exception, les commerçants ne sont pas obligés d’accepter les paiements par chèque et sont libres de limiter leur utilisation à un montant minimum.

Les commerçants ne sont pas tenus d’accepter le paiement par chèque. Ils peuvent également limiter leur utilisation à un montant minimal fixé par eux.

En pratique : ils doivent informer leurs clients de ces restrictions en affichant dans leurs locaux et par correspondance.

Mais il y a des exceptions à cette règle : — les commerçants, les industriels, les artisans et les agriculteurs qui sont membres d’un centre de gestion agréé et membres d’une association agréée doivent accepter les paiements par chèque OU par carte de crédit, quel que soit le montant. En d’autres termes, ils ont le droit, afin d’éviter les paiements impayés, de refuser les chèques qu’ils acceptent la carte de crédit.

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— les commerçants doivent accepter le paiement par chèque dans le cas où le paiement en espèces est interdit en raison du dépassement des seuils de 1 000€ ou 15 000€ mentionnés ci-dessus.

Le commerçant qui reçoit un chèque a intérêt à vérifier l’identité du tireur au moyen d’un document officiel portant sa photo (carte d’identité nationale, passeport…). Le client ne peut pas se soustraire à cette vérification, étant donné que le commerçant a le droit de refuser le chèque si le client ne se soumet pas à cette vérification d’identité. Et attention, le commerçant qui accepte un paiement par chèque, sans avoir préalablement effectué cette vérification, peut, en cas de vol ou falsifié, engager sa responsabilité.

Remarque : Si le chèque est émis par un mandataire du titulaire du compte, le commerçant doit également demander à l’agent la preuve de son mandat.

Le commerçant doit, en principe, présenter le chèque pour paiement dans les 8 jours suivant la date d’émission sur le chèque si le chèque est payable en France métropolitaine. Après cette période de 8 jours, le chèque reste valable pour une autre année. Après cette période, la banque pourra refuser le paiement du chèque.

Attention : le point de départ de la date limite de présentation n’est pas le jour de livraison du chèque mais la date mentionnée sur le chèque.

Le commerçant auquel un chèque est remis en paiement d’une transaction, d’une vente ou d’un service peut vérifier auprès de la Banque de France si le chèque n’a pas été déclaré volé ou perdu, n’a pas été tiré d’un compte fermé ou émis par une personne qui a une interdiction judiciaire ou bancaire d’émettre des chèques.

Le chèque est un instrument payable à vue nonobstant toute convention contraire. Par conséquent, le commerçant peut encaisser le chèque le jour de son versement, même si : — la date sur le chèque est postérieure à celle de son versement ;

Rappel : La mention d’une fausse date sur un chèque est passible d’une amende égale à 6 % du montant du chèque.

— le chèque a été remis au marchand à titre de garantie (pratique des « chèques de cautionnement ») et que ce dernier s’était engagé à ne pas l’encaisser.

Remarque : dans le cas des chèques émis en garantie, le commerçant qui a encaissé le chèque devra tout de même retourner (en tout ou en partie) le montant à l’émetteur, conformément aux modalités de l’accord des parties.

Paiement par carte de crédit

Droits des commerçants et les obligations relatives aux paiements par carte Les opérations bancaires résultent essentiellement des termes du contrat conclu par le commerçant avec l’émetteur de la carte.

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Si un commerçant informe le public qu’il est affilié à un système de paiement par carte, il ne peut pas refuser ce mode de paiement. Toutefois, le commerçant doit refuser le paiement par carte lorsque la carte est soumise à l’autorisation du centre d’autorisation et que le centre n’en est pas d’accord.

Clarification : en pratique, la présente demande d’autorisation est imposée lorsque : — le montant du paiement ou le montant cumulatif des achats effectués à l’aide de la même carte, le même jour pour le même point de vente, dépasse un certain seuil fixé dans l’accord conclu avec l’émetteur de la carte ; — indépendamment des conditions suivantes : le montant de la transaction, le montant cumulé des paiements effectués avec la carte et enregistrés dans la puce dépasse le plafond d’utilisation mensuelle du consommateur.

Sachant que même quand ils ont a déclaré accepter les paiements par carte de crédit, les commerçants peuvent définir un montant minimum à partir duquel ils acceptent le paiement (15€ par exemple). Ce montant doit être affiché de manière visible, être raisonnable et ne pas entraver l’acceptation des cartes.

Les commerçants ont également, en principe, l’interdiction de rembourser un consommateur qui a payé par carte (notamment en cas de retour ou d’échange de produits par le consommateur) au moyen d’un autre mode de paiement. Dans ce cas, le commerçant ne peut donc que recréer la carte du client.

Autres obligations des commerçants : se conformer aux contrôles de sécurité imposés dans le contrat signé avec l’émetteur de la carte et refuser les paiements si, à la fin des procédures de contrôle, il apparaît que la carte utilisée est falsifiée, volée ou expirée.

Attention : Les modalités pratiques de ces procédures varient selon que la carte est utilisée pour le paiement de proximité ou pour le paiement à distance (carte en ligne paiement, téléphone).

Attention, la banque peut refuser de payer un commerçant qui n’a pas respecté les procédures de contrôle imposées par l’accord ou qui a sciemment accepté un paiement par carte volé, falsifié ou expiré. En outre, le commerçant peut engager une responsabilité envers le titulaire de la carte contrebalancée ou volée.

Paiement par virement et débit

Lorsque les commerçants acceptent des paiements par virement bancaire ou par prélèvement automatique, ils doivent être effectués conformément aux normes du mandat SEPA.

Dans leurs relations avec les consommateurs, les commerçants ne sont en principe pas tenus d’accepter des règlements par virement bancaire ou par échantillonnage.

Lorsque ces modes de paiement sont néanmoins mis en œuvre, ils doivent être effectués (depuis le 1er février 2014) conformément aux normes du Mandat SEPA, qui sont applicables aux États membres de l’Union européenne, à l’Association européenne de libre-échange (Islande, Liechtenstein, Norvège et Suisse) ainsi qu’à la Principauté de Monaco et République de Saint-Marin

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Remarque : le mandat SEPA est révocable par le débiteur à tout moment et prend fin en l’absence d’un ordre de débit pour une période de 36 mois. Le créancier doit notifier le prélèvement au débiteur par quelque moyen que ce soit (avis, calendrier, facture…) au moins 14 jours avant sa date d’échéance. Le débiteur peut demander le remboursement d’un prélèvement SEPA dans les 8 semaines suivant la date de débit de son compte ; prorogé à 13 mois pour un débit non autorisé.

Paiement par voie

électronique Les méthodes de paiement électronique sont en plein essor. Les droits et obligations des commerçants à cet égard sont de nature contractuelle.

En pleine évolution, les moyens de paiement électroniques (paiement Paypal…) ne peuvent être utilisés que par les commerçants ayant conclu un contrat avec des institutions émettrices de ce type de mode de paiement.

Comme pour les cartes de paiement, les droits et obligations des commerçants acceptant ce type de paiement dépendent donc largement des termes de cet accord.

Attention : Les professionnels agissant pour les besoins de leur activité professionnelle, ainsi que les personnes domiciliées en France, ne peuvent pas payer par monnaie électronique lorsque la transaction est supérieure à 3 000€. En revanche, la limite de paiement par monnaie électronique applicable aux personnes physiques justifiant qu’elles ne sont pas domiciliées en France et n’agissent pas aux fins d’une activité professionnelle est fixée, comme pour les paiements en espèces, à 15 000 euros.

Paiement sans contact

De plus en plus de commerçants acceptent les modes de paiement sans contact.

En pleine évolution, les modes de paiement sans contact, par carte de crédit ou téléphone portable, permettent à vos clients, au moyen d’un terminal spécial que vous avez acquis, de payer leurs achats sans avoir à composer un code, apposer leur signature ou présenter une pièce d’identité, pour un montant maximum de 20€. Au-delà de ce montant, le paiement sans contact est possible avec un téléphone mobile (jusqu’à un plafond fixé par la banque du client), mais à condition que vous composez un NIP avant de payer.

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