Pourquoi investir dans une SCPI séduit de plus en plus d’épargnants

Encore des interrogations sur l’avenir des sociétés civiles de placement immobilier (SCPI) ! Ces fonds immobiliers non cotés investissent dans des bureaux, des commerces, des entrepôts, etc. et reversent aux porteurs de parts leur quote-part de loyers. Cet investissement immobilier sans effort attire de plus en plus d’épargnants, avec une collecte record de dizaines de milliards. Voici quelques raisons pour lesquelles les Français doivent choisir d’investir dans une SCPI.

Quelles SCPI pour investir ?

Pas de mystère, la pierre subit elle aussi les soubresauts économiques. Les SCPI ressentent la pression sur les prix, le poids de la hausse des taux, mais gardent une capacité à séduire les investisseurs. investir SCPI s’impose aujourd’hui pour diversifier son épargne, surtout quand certains segments, comme l’immobilier médical, traversent plus sereinement les tempêtes.

Pour ceux qui disposent d’un peu d’épargne ou veulent étoffer leur patrimoine, l’achat de parts est plus accessible qu’on ne le pense : généralement entre 150 et 1000 euros par part selon la SCPI, parfois à condition de souscrire plusieurs unités. Voilà qui ouvre les portes à un plus grand nombre de particuliers, loin de l’idée réservée à quelques privilégiés.

Si on vise l’efficacité sur plusieurs années, détenir des parts peut rapporter. Il existe évidemment des aléas : tout placement comporte une dose d’incertitude. Beaucoup s’appuient sur le taux de rendement interne (TRI) mesuré sur 5 à 10 ans pour jauger la rentabilité réelle, tout en gardant à l’esprit que les performances passées ne sont pas gravées dans le marbre.

SCPI d’immobilier d’entreprise : cap sur la diversification

Miser sur une SCPI d’immobilier d’entreprise, c’est pousser la porte d’une autre dimension patrimoniale. Cette approche offre un équilibre entre valorisation et stabilité : deux leviers recherchés par les épargnants face à la volatilité actuelle.

Regardons un exemple chiffré : en 2014, la rentabilité moyenne des SCPI pointait à 5,08 %. Selon les années, le rendement oscille entre 4,8 % et 6,31 %. Peu d’alternatives permettent de viser un tel niveau de revenus sans gérer directement des locaux commerciaux ou des bureaux. D’où le succès renouvelé de ce mode d’investissement.

Les taux actuellement proposés rendent les placements en SCPI et en immobilier tertiaire plutôt séduisants, notamment pour ceux qui financent leurs parts à crédit. Les loyers perçus peuvent en partie rembourser les mensualités d’emprunt. Concrètement, on construit un patrimoine immobilier pendant que ce sont les revenus locatifs qui alimentent, au moins en partie, les remboursements.

Beaucoup font ce choix pour compléter leurs ressources, en s’appuyant sur les SCPI versant les dividendes les plus réguliers. On peut aussi piloter sa fiscalité en optant pour des SCPI orientées vers le résidentiel, combinées à celles investies dans les locaux professionnels.

Se positionner sur les murs d’entreprise signifie généralement viser une rentabilité supérieure au résidentiel traditionnel. Cependant, acheter directement un immeuble ou un bail commercial reste hors de portée pour beaucoup. En passant par une SCPI, ce seuil devient plus abordable, avec la mutualisation et la gestion professionnelle en prime.

SCPI : rendement et répartition des risques

Souscrire des parts de SCPI permet de répartir son épargne sur tout un éventail d’actifs : logements, établissements de santé, résidences étudiantes, immeubles de bureaux, EHPAD… L’intégralité de la gestion, du suivi administratifs à la redistribution des loyers, est confiée à la société de gestion, sans avoir à louer, ni entretenir un bien en direct.

Cette formule donne accès à des biens situés dans différentes régions, voire à l’international, et à des profils de locataires variés. Si un locataire cesse de payer, ce sont les autres loyers du portefeuille qui amortissent le choc. La diversification réduit ainsi les mauvaises surprises.

Selon la politique de la SCPI, la valeur des actifs peut évoluer favorablement, ce qui ouvre la possibilité d’une plus-value lors de la revente des parts. Mais l’inverse existe : une correction du marché peut faire diminuer la valeur du patrimoine et réduire le capital restitué à la sortie.

D’après une étude de l’IEIF sur 40 ans, publiée en 2023, le TRI sur 15 ans affiche 5,7 % pour les SCPI. L’ASPIM fait état d’un taux de distribution moyen de 4,53 %. Ces statistiques éclairent les tendances, même si le futur n’apporte aucune certitude.

A noter également : nombreuses sont les SCPI qui indexent les loyers sur l’inflation. En période de hausse générale des prix, cela peut permettre d’augmenter les revenus locatifs. Mais parallèlement, la valeur des immeubles peut être affectée si le marché se tend.

SCPI, ou la combinaison sans égal d’un rendement régulier et d’une gestion tranquille, le tout saupoudré d’un niveau de risque partagé. En recherchant un compromis entre dynamisme et diversification, on y trouve matière à bâtir son patrimoine différemment. Reste à chacun d’observer, questionner, comparer, puis décider si le moment est venu de miser sur la pierre-papier. La foule des épargnants l’a déjà compris : ce chemin, imparfait comme tout investissement, n’en demeure pas moins séduisant.