Lancé le 18 avril 2017 par Carrefour Banque, C-Zam (prononçant sésame) est le premier compte bancaire en ligne également disponible en magasin. Accessible à tous, sans conditions, il concourt en particulier Anytime et le Nickel Account à des tarifs attractifs.NB : En 2019, de nombreuses offres se sont multipliées sur le marché bancaire sans conditions. C-zam compte aujourd’hui de nombreux concurrents et nous vous recommandons de consulter notre comparateur bancaire avant de faire votre choix. C-zam n’est plus commercialisé. Pour une alternative, consultez notre article sur N26 ou Nickel.
Carrefour Banque, filiale de l’hypermarché
Carrefour Banque ne passe pas inaperçue : adossée à un géant de la grande distribution, cette filiale trace sa route depuis plus de trente ans dans le crédit à la consommation, le prêt personnel, l’épargne et l’assurance. Sur le territoire français, 2,5 millions de clients lui font confiance. Ses encours : 3,2 milliards d’euros prêtés, 2,3 milliards placés par l’épargne. Elle a pris place dans le paysage financier, en se concentrant longtemps sur l’épargne et le crédit. Mais le 18 avril 2017, le lancement de C-zam fait basculer la stratégie : voilà Carrefour Banque partie à la conquête du compte courant accessible à tous, quelques jours avant Orange Bank ou Fidor Bank. L’agenda est précis, la volonté aussi.
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Produits bancaires de C-zam
C-zam joue la carte de la simplicité. Son offre se concentre uniquement sur l’essentiel :
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- Carte MasterCard à autorisation systématique
- Consultation du solde en temps réel
Ici, inutile d’espérer un découvert ou un chéquier : le compte s’adresse surtout à ceux qui veulent garder la main sur leurs dépenses ou éviter tout incident bancaire. Pour des vacances, une période compliquée ou pour se lancer dans la gestion de ses finances, C-zam sert aussi bien de compte d’appoint que de premier contact avec la banque.
Comment ouvrir un compte C-zam ?
La force du modèle C-zam s’impose dès le départ : on souscrit aussi bien en ligne qu’en magasin, grâce à la présence des supermarchés Carrefour partout en France. Pas de courrier à attendre pendant des jours. La carte bancaire s’achète au rayon, emballée prête à être utilisée. À titre de comparaison, obtenir une carte dans la plupart des banques en ligne demande parfois deux semaines. On pense d’ailleurs à Nickel, qui reprend une logique similaire en bureau de tabac.
Deux démarches permettent de devenir titulaire d’un compte :
- En magasin :
- On se rend dans un Carrefour, on repère le pack au rayon ou derrière la caisse. La boîte contient la carte bancaire et toutes les instructions pour activer le compte sereinement depuis chez soi.
- Après l’achat, il suffit de se connecter sur le site C-zam ou sur l’application mobile. Quelques minutes pour remplir le formulaire, envoyer deux pièces d’identité (photo ou scan) et créditer le compte une première fois, par carte ou par virement. Aucun minimum exigé. Le compte est immédiatement activé : la carte fonctionne, le RIB apparaît.
- En ligne : la commande du coffret se fait aussi sur le site d’un partenaire de Carrefour Banque, ce qui permet d’éviter le déplacement.
En bonus pratique, il était possible d’associer la carte de fidélité Carrefour au compte C-zam pour profiter d’avantages additionnels.
À qui s’adresse C-zam ?
Aucune condition de revenus, aucune exclusion en cas d’interdit bancaire : tout adulte pouvait ouvrir un compte C-zam, là où les néobanques gratuites posent souvent quelques barrières. La formule reste payante, mais aucune porte ne reste fermée. Seul bémol : les mineurs restent en dehors de l’offre.
Des tarifs qui défient la concurrence
Comparer C-zam aux banques gratuites n’a pas beaucoup de sens, car l’offre occupe un terrain distinct, plus proche de Nickel, Anytime ou N26. Simplicité assumée, accessibilité revendiquée, et pas d’outils bancaires classiques comme le chéquier ou le découvert autorisé. Mais certaines conditions tarifaires restent très compétitives :
- Pack (magasin ou en ligne) : 5 €
- Frais de gestion mensuels : 1 € (soit 12 € à l’année)
- Retraits : gratuits dans les DAB Carrefour Banque et BNP Paribas, 1 € ailleurs
- Retraits hors zone euro : 1 €
- Paiements hors zone euro : gratuits
Face aux frais parfois élevés des banques traditionnelles, entre frais de carte, frais de tenue de compte, opérations exceptionnelles, l’écart saute aux yeux. Certains choisissaient d’ailleurs de cumuler C-zam avec une banque en ligne sans frais, pour disposer d’un chéquier tout en gardant le contrôle grâce à une carte à autorisation systématique. Le recours à deux comptes donne du fil à retordre aux acteurs historiques, surtout pour les opérations à l’étranger.
C-zam : l’expérience 100 % mobile
Que ce soit depuis le site internet ou l’application mobile, le compte C-zam se pilote entièrement en ligne. Retrouver son solde, moduler ses plafonds, bloquer sa carte en un instant… : la promesse des néobanques se retrouve là, avec un contrôle en temps réel depuis son smartphone. De nombreux établissements traditionnels limitent encore leur application à la simple consultation, là où C-zam propose la gestion immédiate et facilitée des opérations courantes.
Banque en ligne : le secteur accélère
En 2017, l’arrivée de C-zam aux côtés d’Orange Bank et de Fidor Bank donne un autre rythme au marché de la banque sur smartphone. Trois nouveaux entrants, et dans l’ombre, N26 commence à convaincre en France. La demande s’élargit : chacun veut une solution mobile, simple, moins chère. Beaucoup hésitent malgré tout à rompre totalement avec leur conseiller en agence, même si la relation laisse parfois à désirer. Dans ce contexte, la fermeture et le regroupement d’agences s’accélèrent, signal clair que le modèle physique recule et que le digital domine de plus en plus le paysage bancaire.
Un cas parlant : ING Direct dépasse le million de clients en 2016, Boursorama atteint ce seuil début 2017. Orange Bank affichait déjà ses ambitions dès le premier jour. Si les jeunes adultes (18-35 ans) restent en première ligne, la promesse d’une gestion facilitée des comptes et de frais réduits attire petit à petit de nouveaux profils.
Comment choisir ?
Avec la multiplication des offres, le choix d’un établissement bancaire vire au casse-tête. Quelques critères concrets permettent cependant d’établir sa propre sélection :
- Le niveau des tarifs
- Les conditions d’ouverture
- Le panel des services proposés : crédit, épargne, chéquier…
- Les modes de paiement disponibles
- La qualité du service client
Chaque cas reste unique : nécessité d’un contact humain, besoin de réactivité, envie d’un découvert autorisé ou non… L’outil simulateur d’épargne de Captain Bank, par exemple, aide à cibler l’offre la mieux adaptée à ses attentes. La frontière entre banque numérique et maison-mère historique s’estompe, et désormais, il ne reste qu’une priorité : trouver le service qui colle exactement à son quotidien bancaire. Sur ce terrain mouvant, la révolution ne fait que commencer.

