Accueil Bourse Les bonnes et les mauvaises raison d’investir en bourse

Les bonnes et les mauvaises raison d’investir en bourse

La bourse suscite des sentiments contrastés selon les épargnants. Pour certains, la bourse est un univers dangereux, réservé aux professionnels, et dont il est préférable de rester à l’écart. Pour d’autres, la bourse est un objet de fascination, un jeu ouvrant la possibilité à un enrichissement rapide pour les spéculateurs ayant la main chanceuse.

Ces 2 visions sont évidemment caricaturales. Les marchés actions doivent être envisagés comme une classe d’actifs parmi d’autres (immobilier, obligations, matières premières, etc.), avec ses avantages et ses inconvénients.

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Avant d’évoquer les bonnes raisons d’investir en bourse, battons en brèche les mauvaises raisons d’investir en bourse. Tout d’abord, l’investissement en actions n’est pas une solution viable pour s’enrichir rapidement. La valeur des indices boursiers corrige régulièrement, et parfois sévèrement lorsque les incertitudes économiques grandissent, le risque de perte en capital est donc réel. Ce risque de perte en capital est d’autant plus prégnant à court terme. Le deuxième point à savoir est que l’investissement en bourse n’est pas adapté pour les épargnants ayant un horizon d’investissement à court terme. Il est donc déconseillé d’y investir les économies ayant vocation à financer une dépense prévue à court ou moyen terme (voiture, vacances, maison, etc.) Voyons maintenant dans quel cas l’investissement en bourse est judicieux.

Pourquoi investir en bourse ?

Tout d’abord, il faut savoir que les marchés actions sont une des classes d’actifs les plus performantes (+7 % par an en moyenne), davantage encore que l’immobilier. En outre, les actions offrent une assez bonne protection contre l’inflation.

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Mais c’est aussi un placement risqué. Au risque de vous décevoir, sachez qu’il n’existe pas de placements à la fois performants et sans risque. En matière d’investissement, la performance et le risque vont de pair. C’est ce risque de perte en capital qui impose aux épargnants d’envisager l’investissement actions comme un placement à long terme. En effet, avec un horizon d’investissement de 10 ans et davantage, les perspectives de gains sont très supérieures aux variations à court terme des indices (ce que l’on appelle la volatilité). C’est le constat que l’on fait en étudiant l’historique des marchés. Attention toutefois, il faut avoir à l’esprit que les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

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Dans le cadre d’une stratégie patrimoniale globale, l’investissement en actions tient généralement une part centrale, au côté de l’immobilier et parfois de l’investissement dans des sociétés non cotées (private equity). Un des avantages de l’investissement en actions est la possibilité de diversifier son patrimoine dans le monde entier.

Tout le monde peut se lancer, mais pour investir en bourse et bien comprendre en débutant, il est nécessaire de ne pas passer à côté de l’apprentissage des fondamentaux. Les 2 principales questions à se poser en débutant portent sur (1) le choix du type de compte pour loger ses actions et (2) le type de supports à privilégier. En matière de supports, les épargnants ont le choix entre investir en direct dans des actions (titres vifs) ou investir dans des fonds en actions ? Nous allons traiter ces 2 points.

Quel type de compte pour investir en bourse ?

Les épargnants basés en France hésitent généralement entre le compte-titres ordinaire (CTO) et le plan d’épargne en actions (PEA) pour investir en bourse.

Le CTO permet d’investir sur tout type d’actions ou de fonds, ainsi que des produits dérivés. Les dividendes et plus-values réalisés dans l’année sont imposés au taux de 30 % (prélèvement forfaitaire unique). Le CTO est pour ainsi dire le compte par défaut.

Le PEA ne permet d’investir que dans des actions européennes, ou des fonds eux-mêmes investis dans des actions européennes. Les versements sur le PEA sont plafonnés à 150 000 euros. En contrepartie, les gains ne sont pas imposables au sein du PEA. C’est seulement à l’occasion d’un retrait du plan que l’épargnant paie l’impôt sur ses gains. Si le PEA a plus de 5 ans, l’imposition est réduite à 17,2 %.

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Le PEA est plus contraignant mais fiscalement plus intéressant, donc les épargnants le préfèrent au CTO.

Beaucoup d’épargnants se tournent désormais vers un courtier en ligne pour investir en bourse à moindre frais. Avant d’ouvrir un compte, il est judicieux de regarder les retours des clients pour juger de la qualité des services. En lisant les avis sur DEGIRO (courtier en ligne), on apprend par exemple que ses tarifs sont compétitifs mais que les utilisateurs regrettent que le courtier ne propose pas de PEA.

Avant de souscrire un compte, pensez à regarder la grille tarifaire en tenant compte des supports d’investissement que vous ciblez. Les frais ne sont pas les mêmes pour les actions françaises et celles cotées sur des places étrangères. Selon les courtiers, les frais vont du simple au quintuple pour les marchés US.

Faut-il acheter des actions ou investir via des fonds d’investissement ?

Abordons maintenant la seconde question soulevée dans cet article : quel(s) support(s) privilégier pour investir en bourse ?

Deux écoles s’affrontent : les épargnants qui investissent en direct dans des actions (titres vifs), et ceux préférant s’en remettre à des fonds d’investissement pour sélectionner les actions les plus prometteuses.

La première solution consiste à acheter en direct les actions dont on souhaite devenir actionnaire. L’épargnant se heurte alors à une difficulté majeure : vers quelles actions se tourner ? Et sur quels critères ? Dans un souci de minimisation du risque, un portefeuille doit être diversifié sur des actions de divers secteurs économiques (énergie, technologie, consommation, industrie, services, banques, etc.) et diverses aires géographiques (Europe, USA, etc.) Construire et gérer un portefeuille répondant à ces exigences représente une charge de travail importante. C’est la raison pour laquelle beaucoup d’épargnants préfèrent se tourner vers les fonds d’investissement.

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En optant pour un fonds d’investissement, l’épargnant délègue auprès du gestionnaire du fonds le choix des actions à intégrer dans ledit fonds. On distingue 2 grands types de fonds : les fonds actifs et les fonds indiciels. Les fonds actifs sélectionnent les actions qui constituent le fonds sur des critères micro et/ou macro-économiques. Des équipes d’analystes financiers sont en charge de ce travail. Les fonds indiciels reposent sur une approche passive de l’investissement. Un fonds indiciel se donne pour objectif de répliquer la performance d’un indice de référence. L’avantage de ce type de fonds dont la gestion est en partie automatisée est que leurs frais de gestion sont très réduits. Les fonds de gestion active prélèvent près de 2 % par an contre moins de 0,50 % pour les fonds indiciels. Notez au passage que les épargnants s’aventurant à investir en direct dans des actions s’affranchissent de ces frais de gestion.

En conclusion, investir en bourse est un excellent moyen de diversifier son patrimoine et d’en tirer la performance vers le haut. Il faut toutefois éviter de se lancer tête baissée et avoir à l’esprit plusieurs informations que l’on peut résumer en 3 points :

  • L’investissement en actions est un placement risqué par nature, il doit s’envisager dans une optique de placement à long terme.
  • Il est possible d’optimiser la fiscalité des gains en optant pour le PEA.
  • Les épargnants n’ayant pas les aptitudes pour gérer un portefeuille d’actions en direct peuvent se tourner vers des fonds d’investissement.