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Vente de diamants : les critères de la GIA

Les diamants ont depuis toujours attiré de nombreuses convoitises. Considérés comme les pierres les plus précieuses qui soient, ils ne doivent pas être vendus à la légère. Il est important de procéder à une juste estimation de leur valeur, afin d’en tirer le meilleur prix possible. Toutefois, même si cette étape est nécessaire, elle n’est pas toujours évidente, surtout pour les personnes qui ne s’y connaissent pas bien. Découvrez ici tous les critères de la GIA sur lesquels il est important de se baser avant toute vente de diamant.

Le poids du diamant

Avant de penser à la vente d’un diamant, il est indispensable de procéder à son estimation. Cette dernière peut être un peu compliquée, puisqu’elle varie en fonction de plusieurs facteurs. C’est pour cette raison que pour une estimation, l’idéal est de faire confiance à une institution de référence dans le domaine telle que la GIA (Gemological Institute of America). Créée en 1931, cette dernière a déterminé des critères bien précis qui permettent de renseigner sur la qualité et la valeur de la pierre précieuse. Ainsi, pour calculer le prix d’un diamant, il faut se baser sur son poids, sa taille, sa couleur et sa pureté.

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Pour faire estimer un diamant, vous pouvez aussi vous tourner vers des spécialistes. Sur certaines plateformes en ligne, vous pouvez demander une estimation auprès d’un expert qui établira une valeur marchande de la pierre.

Exprimé en carats (un carat étant équivalent à 0,2 g), le poids est sans nul doute le critère que nous connaissons le plus lorsqu’il s’agit d’estimer la qualité de la gemme. Plus le poids est élevé, plus le diamant est gros et plus il coûte cher. Toutefois, il convient de souligner que le coût d’une gemme d’un carat par exemple n’équivaut pas systématiquement au double de celle de 0,5 carat.

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La pureté du diamant

La pureté est également un autre critère de la GIA auquel il est important de faire attention. Elle permet de déterminer le niveau de perfection des diamants. Afin de la connaître, la pierre précieuse doit être méticuleusement observée par un spécialiste à l’aide d’une loupe dotée d’un grossissement x10. Le but est de pouvoir détecter les plus petits défauts (appelés inclusions dans le milieu) que compte la gemme. Ceux-ci peuvent se présenter de différentes façons. Il peut par exemple s’agir de taches, de fêlures, de nuages, de cristaux, etc.

Plus la pierre précieuse est dépourvue de défauts, plus son prix de vente est élevé. C’est ce qui fait que les diamants qui sont dotés de peu, voire d’aucune inclusion, sont particulièrement chers. Ils sont d’ailleurs très rares. Au contraire, les gemmes qui possèdent des défauts qui peuvent être visibles à l’œil nu sont celles qui sont les moins coûteuses. Même si les différences qui existent entre les niveaux de pureté des pierres sont difficilement perceptibles à l’œil nu, il faut dire que le décalage entre les coûts peut être très conséquent.

D’après la classification faite par la GIA, les diamants les moins purs, c’est-à-dire ceux dont les défauts peuvent être facilement détectés à l’œil nu (même par des non-initiés), se situent dans les catégories I1, I2 et I3. Il s’agit alors de pierres qui comprennent des inclusions à la fois nombreuses et grandes qui atténuent la brillance de la gemme. Vous avez également les diamants qui sont classés dans les catégories SI1, SI2 et SI3. Dans les deux premiers cas, les pierres précieuses sont dotées de défauts qui peuvent difficilement être perceptibles sans une loupe, alors que dans le dernier cas, ils peuvent se voir à l’œil nu d’un spécialiste.

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Dans la catégorie VS1, VS2, les défauts sont mineurs et imperceptibles à l’œil nu, même s’ils peuvent être vus à l’aide d’une loupe. En ce qui concerne les pierres précieuses d’une pureté VVS1 et VVS2, elles frisent la perfection, puisque leurs inclusions sont difficilement visibles avec une loupe. Quant aux diamants qui ont une pureté F et IF, ils se distinguent par une absence totale de défauts dans le premier cas et par la présence de très rares imperfections dans le second.

Le critère de la taille de la gemme

Pour de nombreuses personnes, la taille est le critère de la GIA le plus complexe à comprendre en ce qui concerne l’estimation de la qualité d’un diamant. Elle englobe la forme de la pierre précieuse ainsi que la qualité de sa taille. Il s’agit de l’unique critère qui dépend du travail humain. En ce qui concerne la forme de la gemme, elle est la plus simple à détecter à l’œil. La plupart du temps, on distingue les formes ovales, princesse, cœur, marquise, rond brillant, etc. Cette dernière est la plus chère et la plus populaire.

Pour ce qui est de la qualité de la taille, elle fait référence aux angles et aux dimensions de la gemme. Lorsque cette dernière est bien taillée, l’éclat de la pierre précieuse est alors à son maximum, puisque la réflexion de la lumière est optimale. En revanche, lorsque la taille n’est pas réussie, la gemme paraît terne. Il convient également de souligner que si la forme de la pierre précieuse est facile à détecter, tel n’est pas le cas de la qualité de taille. En effet, la plupart du temps, les professionnels ont besoin d’utiliser certains appareils avant d’évaluer cet aspect de la gemme.

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Prendre en compte la couleur du diamant

La couleur est le dernier critère de la GIA qui permet d’estimer la qualité et la valeur d’un diamant. Elle joue d’ailleurs un grand rôle dans la détermination du prix de la pierre précieuse. Afin de l’évaluer, les professionnels se servent d’une échelle de couleur. Cette dernière va de la lettre D pour les gemmes les plus incolores (qui sont d’ailleurs les plus rares et les plus chères) à la lettre Z pour celles qui sont les plus teintées. Celles-ci sont les moins esthétiques et par ricochet les moins chères.

La logique de cette classification est donc facile à comprendre : plus les lettres sont avancées, plus les pierres précieuses ont des nuances brunâtres ou jaunâtres. Toutefois, il convient de souligner que les gemmes de couleur également connues sous la dénomination de « fancy diamonds » ne sont pas prises en compte par cette classification.

Ainsi, au moment de la vente d’un diamant, il convient d’accorder une attention particulière aux critères de la GIA que sont le poids en carats, la pureté, la taille et la couleur.