mardi 1 novembre 2011

Patrimoines en partage

Tel un train SNCF, j'accuse un léger retard dans la publication de mes posts. Je vous prie de me pardonner même si je suis certaine que cela ne vous empêche pas de dormir la nuit.

Dans la série "Magali s'incruste dans les événements mondains du monde culturel", je voudrais vous parler de la merveilleuse journée que j'ai passée à Paris le 13 octobre dernier. Il s'agissait d'une rencontre entre les acteurs de la "PJJ" (protection judiciaire de la jeunesse) et ceux du patrimoine, organisée pour faire connaître les actions qui ont déjà été réalisées dans le cadre du protocole d'accord entre les Ministères de la Justice et de la Culture de mars 2009 et susciter le développement de nouveaux projets.

Moult VIP s'étaient déplacées ce jour-là (parmi lesquelles des représentants de la DGP,  du MCC, du CMN...) et je faisais un peu figure d'intruse, n'étant plus en poste depuis août dernier... Qu'importe ! J'ai eu droit moi aussi à la petite pochette contenant les coordonnées de tout ce beau monde (sourire jusqu'aux oreilles).

Je dois dire que niveau contenu, les échanges de cette journée furent particulièrement intéressants, bien que denses. Après avoir souligné l'importance de la culture et du patrimoine pour la construction de l'individu au sein de la société et la réintégration des jeunes qui ont eu des démêlés avec la justice, les intervenants ont exposé tour à tour les actions de leur structure.

Je n'étais pas peu fière d'être la deuxième angoumoisine dans la salle, lorsque Marie Restouin, de la CIBDI, a présenté l'action qu'elle coordonne depuis de nombreuses années à destination des publics de la PJJ et l'événement national "Bulles en Fureur" auquel la CIBDI participe.

Quelques mots choisis :

"Aller chercher les publics éloignés de la culture, non par souci d'égalité, mais parce que ce sont ceux qui en ont le plus besoin." (Luc Pelletier, MAC-VAL)

 "La rencontre avec le patrimoine doit faire changer la personne qui visite le musée. Un visiteur ne doit pas sortir indemne."
"La démarche pédagogique à adopter, c'est de renoncer au renoncement."
"Le patrimoine et la culture sont des milieux élitistes; accueillir des jeunes de la PJJ, c'est leur dire : "vous n'êtes pas un problème pour nous."" (Pascal Schmitt, Écomusée d'Alsace)

Enfin, ce qui a vraiment fait de cette journée "a day to remember", ce n'est pas seulement le délicieux buffet offert qui avait été concocté par le restaurant d'application Les Trois Fourneaux (unité éducative d'activités de jour des Ulis) c'est surtout la visite guidée des Archives Nationales qui l'a clôturée. Moi qui n'avait encore jamais mis les pieds dans ce lieu prestigieux, figurez-vous que j'ai également eu le droit de voir en VRAI des documents originaux de première importance parmi lesquels l'ordonnance de Villers-Cotterêts et l’Édit de Fontainebleau, portant révocation de l’Édit de Nantes. Pure émotion.

Les photos étant interdites dans l'enceinte du bâtiment, voici la seule image que j'ai pu ramener, qui rappelle que le débat actuel sur le futur du site de l'Hôtel de Soubise reste brûlant :

Le personnel des Archives Nationales demeure opposé au projet de Maison de l'histoire de France

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