mardi 8 décembre 2009

Le Patrimoine en 360°

Vous n'êtes certainement pas passés à côté de l'info de ces derniers jours : la concrétisation du partenariat entre Google et l’UNESCO dans la mise en place d'un service en ligne de "visites virtuelles" des plus beaux sites inscrits au Patrimoine mondial.



Accessible à partir de l'application Google Earth ou sur le portail Google Maps, c'est une "balade à 360° pour préparer son séjour ou pour redécouvrir des lieux qui nous ont marqué" que nous proposent les deux institutions dont l'alliance aurait semblé assez improbable il y a quelques années. L'Unesco précise que les objectifs poursuivis au travers de cette collaboration sont purement éducatifs et que cette nouvelle forme d'accessibilité du Patrimoine permettra une meilleure sensibilisation à la préservation de ce dernier. À l'heure actuelle, seuls 19 sites peuvent être visités de manière numérique, mais "Ce n’est que le début de notre collaboration avec l’UNESCO", préviens Jessica Powell, directrice de la communication Google Europe. Après la modélisation de certains édifices géolocalisés, on peut donc s'attendre à voir cet autre dispositif s'étendre. Selon Tourmag, "Google finance en totalité les frais liés à la mise en place de cette bibliothèque virtuelle" mais j'ai quand même du mal à croire que la démarche de Google soit totalement désintéressée...

Source : Tourmag.com

lundi 7 décembre 2009

Il faut un début à tout

Aujourd'hui, une fois n'est pas coutume, je m'auto-flatte en vous montrant ma toute première pub parue dans un petit magazine gratuit : Sortir Label Charente.
Couverture du magazine Sortir Label Charente de décembre 2009
Aperçu de la page 38 du magazine Sortir Label Charente de décembre 2009
Encart publicitaire de la programmation de décembre 2009 du Musée du Papier d'Angoulême
(Pour un meilleur confort de lecture, cliquez sur l'image)
Et bien sûr, j'en profite pour vous inciter fortement à participer à ces ateliers animés par la plus chouette des médiatrices!

lundi 30 novembre 2009

Gastronomie à la Charentaise

Affiche de la 15ème édition des GastronomadesCe weekend se tenaient à Angoulême les Gastronomades, salon-festival consacré aux arts de la table, aux produits du terroir et à la communication culinaire. Patrimoine culturel vivant, la gastronomie fait de plus en plus d'adeptes, à en juger la fréquentation colossale de cette 15e édition, à laquelle étaient de nouveau conviés artisans des métiers de bouche, grands chefs étoilés et producteurs venus de toute la France et d'ailleurs. Nous avons assisté à plusieurs ateliers et démonstrations où les produits régionaux étaient à l'honneur (enfin, surtout le cognac et le pineau...) mais le plus intéressant selon moi, ce sont les joutes culinaires, au cours desquelles s'affrontent (devant le public et en temps limité) deux chefs qui doivent concocter un plat, à partir d'un panier d'ingrédients sélectionnés.



Mon seul regret est de ne pas avoir pu expérimenter l'animation "L'Odysée du Sucre" qui associait paraît-il imagerie 3D, son, photos et effets spéciaux afin de faire découvrir la place du sucre dans l’équilibre alimentaire, au travers de son cheminement dans le corps humain.

Pour alimenter la réflexion sur le thème du Patrimoine gastronomique, les lyonnais peuvent se rendre au colloque "Patrimoines alimentaires et destinations touristiques : passion ou raison ?" organisé dans le cadre des 22e entretiens Jacques Cartier, les 30 novembre et 1er décembre 2009, dans les locaux du Conseil Régional Rhône-Alpes, 78 route de Paris, 69751 Charbonnières-les-Bains.

Les Gastronomades dans la presse locale : La Charente Libre

mardi 24 novembre 2009

L'architecture de la Belle Époque

Parce qu'il n'y a pas que le Patrimoine industriel dans la vie et que j'ai toujours eu un penchant pour l'architecture en général, voici quelques images de la 12e journée d'étude organisée par Via Patrimoine qui s'est tenue à Angoulême samedi dernier, sur le thème de l'architecture dans les années 1890-1914. Placée sous la responsabilité scientifique de Gilles RAGOT, historien et enseignant à l’École d’architecture et de paysage de Bordeaux, la journée a été ponctuée par les interventions de Gilles PLUM, historien de l'art, Guy LAMBERT et Frank DELORME, historiens de l’architecture.



Cette période, dite Belle Époque, constitue une phase transitoire où se mêlent différents styles, différentes influences, avant la rupture que va représenter 1914 pour la discipline comme pour les autres arts. En moins de 30 ans, cette diversité de langages architecturaux laissera de somptueux témoins du génie créatif de grands noms parmi lesquels Paul Cauchie, Victor Horta, Antonio Gaudi, Otto Wagner, Josef Maria Olbrich, ainsi que Hector Guimard et Jules Lavirotte pour la France. C'est aussi la période où commence à être expérimenté le béton armé, notamment avec Auguste Perret. Pendant la Belle Époque, selon Gilles PLUM, "Toutes les références, toutes les expériences et tous les excès étaient permis, au point qu'on pourrait distinguer des modes différentes chaque année. C'est de ce terreau fertile qu'est née l'architecture moderne". L'Art Nouveau était bien entendu au cœur des discussions de la journée, au cours de laquelle il fut également question d'Éclectisme et de Mouvement moderne. Et bien sûr, tout cela m'a furieusement donné envie d'aller voir l'exposition Art Nouveau Revival actuellement présentée au Musée d'Orsay.

Source : Via Patrimoine

jeudi 12 novembre 2009

Une exposition FRACassante

Le jeu de mot est facile, mais l'exposition présentée en ce moment au FRAC Poitou-Charentes à Angoulême a tout pour faire du bruit.
"D'ici on pourrait croire que la vue est imprenable" présente une riche sélection d'œuvres de Rémy Hysbergue, réalisées entre 1999 et 2009. Originaire de Valenciennes, l'artiste-peintre vit et travaille à Paris et s'est fait un nom sur la scène nationale et internationale, après avoir été exposé entre autres à New York et au Japon.

Revendiquant le "piratage" artistique, par l'intégration de références hétéroclites, Rémy Hysbergue est "un surface-jockey jouant avec les samples de l'Histoire de l'Art*" dont la réflexion tourne principalement autour du rapport entre le temps et l'espace. Et il joue véritablement avec son matériau de prédilection : la peinture, tantôt en touches subtiles, tantôt en volutes psychédéliques ou en marbrures fluo...

vue de la salle d'exposition du FRAC d'Angoulême
catalogue monographique de l'exposition D'ici On Pourrait Croire que la Vue est Imprenable de Rémy Hysbergue
J'ai été frappée par la structure complexe de ses œuvres, par le mouvement extrême qui s'en dégage et par l'explosion de couleurs qui envahit le regard.
Pour une première visite au FRAC, l'impression est plutôt bonne ! Et puis, ce bâtiment tout neuf qui a la forme d'une usine avec son toit en simili-sheds, c'est décidément une très bonne idée, au sein de cet ancien quartier industriel et commercial que fut jadis le Port L'Houmeau...
façade du FRAC d'Angoulême depuis la rue de Bordeaux
Exposition "D'ici on pourrait croire que la vue est imprenable", présentée dans le cadre de la manifestation nationale Collections d’Automne, organisée par PLATFORM. Du vendredi 25 septembre au samedi 12 décembre 2009, du mardi au samedi de 14h à 19h. Entrée libre.

*(Extrait du catalogue de l'exposition)

dimanche 8 novembre 2009

Le Moulin de Fleurac

Le Moulin de Fleurac vu du fleuve Charente © Magali Renard
Je profite de mon tout récent chômage pour aller visiter ces lieux charentais dont on m'a tant parlé ou que j'ai étudié au cours de mon stage, mais que je n'avais pu aller voir, faute de temps. C'est ainsi que j'ai récemment découvert, sous un ciel automnal, le charmant domaine du Moulin de Fleurac. Inscrit à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques, le bâtiment a été entièrement reconstruit au XVIIe siècle, à l'emplacement d'un moulin à blé seigneurial du XIIIe.
À partir de 1978 et jusqu'en 2008, le Moulin de Fleurac a été géré par une association, laquelle y présentait la fabrication artisanale du papier. Cette activité touristico-pédagogique lui valut l'appellation de "musée", entraînant la confusion avec le Musée du Papier d'Angoulême, mais avait le mérite de perpétuer le patrimoine immatériel que constitue la production de papier à la cuve dans l'Angoumois (et ce même si Fleurac n'a historiquement jamais été une papeterie). Propriété du Conseil Général de la Charente, « hyperdéficitaire » depuis son ouverture, il est aujourd'hui mis en vente par ce dernier pour lequel il représente une dépense inutile. Dommage, car les atouts du site sont bien réels : grande surface habitable et aménagée pour la visite, proximité avec le fleuve, promenade ombragée, parking... Le matériel de fabrication artisanale du papier y est toujours disponible et la demande serait encore forte! Le moulin de Fleurac pourrait très bien accueillir une résidence d'artistes... Y a-t-il un repreneur dans la salle?

jeudi 5 novembre 2009

Des images de la Biennale de Lyon

De retour d'un petit séjour dans ma ville natale, voici quelques clichés pris au détour des installations de la 10ème biennale d'art contemporain de Lyon. L'anniversaire de l'événement, arrivé "à maturité" selon son directeur artistique Thierry Raspail, est plutôt bien célébré au travers de ses 4 lieux d'exposition et des différents points de résonance dans la ville. De mémoire de lyonnaise, on a en effet jamais vu une édition aussi riche que le cru 2009. Riche par les artistes représentés, les productions inédites, les performances et manifestations organisées, mais aussi par les formules de visites proposées. Un effort remarquable a été fait en ce sens pour adapter la médiation aux différents publics. L'offre se décline ainsi pour les jeunes avec la visite "Apéro", pour les couples avec la visite "Comme une Saint-Valentin" (qui combine 2 billets d'entrée et un dîner au restaurant gastronomique étoilé Rue-Le-Bec), ou encore pour les enfants avec la visite "Complice". D'autres formules sont également possibles, que la visite soit familiale ou qu'on ne dispose que d'une heure. On sent que le budget marketing a flambé cette année!



Mais la petite nouveauté qui ne m'aura pas échappé c'est surtout l'investissement d'un autre lieu industriel pour accueillir la biennale : l'Entrepôt Bichat. Situé dans le quartier de la gare de Perrache, cet ensemble de 800m2 construit en 1916, affecté pendant longtemps à l'arsenal de Lyon, a survécu à un incendie en 1980. Je n'ai malheureusement pas eu la chance de voir l'œuvre qui y est installée, mais comme la biennale dure jusqu'au 3 janvier, je compte bien y retourner!

Je vous laisse avec la petite séquence de présentation très "lounge" du portail Culture.lyon.fr